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Francisco Morales Lopez 21-08-08 02:53
| Les jeunes travailleurs de l'économie informelle : Analyse |
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| Écrit par Secretariat International | ||||
| 24-08-2007 | ||||
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Aujourd'hui dans le monde, plus de 500 millions de personnes travaillent dans l'économie informelle et ne jouissent d'aucun droit et d'aucune protection légale. Elles vendent des produits ou des services sur les marchés et dans les rues, elles travaillent dans l'agriculture, le bâtiment, la pêche, la mécanique, à domicile, elles ramassent les poubelles, recyclent les déchets, etc. La plupart sont contractées par des tierces personnes pour leur travail ou dépendent d'elles. Les relations du travail sont irrégulières et se font avec plusieurs employeurs. Mais nombreux sont ceux qui travaillent aussi à leur compte ou pour la petite entreprise familiale. Cette dernière catégorie d'emplois est souvent réservée aux femmes et aux jeunes qui sont exploités et non protégés.
Travailler dans l'économie informelle signifie aussi n'être protégé par aucune inspection du travail et ne jouir d'aucun système de sécurité sociale dans le pays où l'on vit. Il n'y a pas de revenus ni d'horaires fixes, pas de vacances, pas de soins de santé, pas de protection couvrant les enfants et la famille, pas de congé de maternité, pas de pension, pas de normes de sécurité. Le contraste est énorme entre les conditions de travail dans l'économie informelle et celles du secteur formel. Dans des pays comme l'Inde, environ 93% de la population active travaille dans l'économie informelle et contribue à plus de 60% du PNB. En Afrique, en Amérique latine et en Asie, c'est le secteur informel qui contribue à la majeure partie de l'économie.
Les jeunes travaillent dans ces conditions d’exploitation et d’insécurité pour survivre et éviter d'être confrontés au chômage mais souvent, leurs revenus ne leur permettent pas de répondre à leurs besoins élémentaires. Dans des pays tels que la Thaïlande et le Ghana, même les travailleurs formels travaillent dans l'économie informelle après leurs heures de travail normales afin d'augmenter quelque peu les maigres revenus de leur famille. Puisqu'il n'existe aucune loi qui établisse un salaire minimum pour protéger les jeunes travailleurs ayant ce type d'occupation, ils n'ont d'autre choix que d'accepter le salaire payé par les employeurs. Bien que la Conférence de l'Organisation Internationale du Travail ait étendu les conventions fondamentales aux travailleurs de l'économie informelle, il faut encore que leurs droits soient respectés.
La réponse de la JOCI : un travail juste pour toutes et tous dans l’économie informelleEn 1997 à Alexandrie (Egypte), avec les jeunes travailleurs de l'économie informelle, la JOCI a dégagé une vision d’avenir. La réalité des travailleurs informels a de nouveau fait l'objet d'une analyse lors du Conseil international de la JOCI organisé à Bruxelles en 2000 et une campagne internationale a été lancée en faveur des droits de ces jeunes travailleurs.
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