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rêves
Faire ma vie dans les arts Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Secretariat International   
04-12-2007
Prisca, 27 ans, Haïti. Je suis née à Cap-Haïtien. J’ai deux grandes sœurs et un petit frère. Mon père était peintre en bâtiment et cordonnier. Il est décédé en 2000. Ma mère travaille à partir de la maison : elle fait des pâtisseries, coud des vêtements pour des gens et vend des produits de beauté et de toilette.
Prisca
Prisca, Cap-Haitien/Haiti

La vie de famille était bien organisée à la maison : on devait aller à l’école et aussi faire des travaux à la maison (achats, nettoyage,…). Puis, ma sœur aînée est partie vivre à Port-au-Prince chez sa marraine et comme mon autre sœur n’aimait pas trop travailler, j’ai dû assumer beaucoup de tâches à la maison, en plus de mes études. A 18 ans, j’ai lancé mon propre commerce. J’ai acheté des produits qui venaient des Etats-Unis et je les revendais. J’ai toujours voulu avoir un cybercafé mais on me disait que je devais d’abord terminer mes études pour faire quelque chose de mieux. Mon frère s’est marié. Il travaille dans la construction de frigos et d’appareils d’air conditionné et il a sa propre « entreprise » d’impression de t-shirts.

La JOC m’a donné une formation

Lorsque j’avais 14-15 ans, une de mes amies a parlé à mon père d’une session de formation organisée par la JOC de Cap-Haïtien et elle m’a demandé si je n’avais pas envie d’y participer.

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Egalité entre toutes et tous Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Secretariat International   
08-10-2007
Diego Ruano Vicente, 22 ans, Salamanque, Espagne
Travail : Téléopérateur
Conditions de travail : Plein temps. Contrat de service.
Quel est ton rêve pour les jeunes travailleurs de ton pays ?
Un travail digne, avec un salaire digne, une égalité entre toutes et tous, et que disparaissent à jamais tous les contrats précaires. Que les périodes de stage soient payées et que chacun soit inscrit à la sécurité sociale. Beaucoup de travailleurs ne sont pas assurés.
Pourquoi ce rêve est-il important pour toi ?
Parce que nous avons le même droit à un travail stable, qui offre un avenir, avec un salaire qui suffit pour payer un prêt hypothécaire, la nourriture, etc., et qui permet de boucler les fins de mois.

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Oeuvrer ensemble pour un monde de tolérance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Secretariat International   
08-10-2007
Je m’appelle Sandra et je viens de Munich, en Allemagne. J’ai 25 ans.
Pour l’instant je suis étudiante en études européennes à l’Université catholique d’Eichstätt (entre Munich et Nuremberg). Mes études sont axées sur les aspects culturels de l’Europe. J’ai des cours de littérature, de linguistique ainsi que de l’histoire, de l’archéologie et de la politique. Il y a tout un mélange de matières afin de mieux appréhender la culture européenne. J’ai toujours été intéressée par les pays étrangers et leur culture et c’est pourquoi j’ai choisi ce type d’études. J’ai déjà une licence et maintenant je fais ma maîtrise.
Sandra
Sandra, Allemagne


Avant d’être étudiante, j’ai fait un stage de 2 ans dans une agence de voyage. C’était une idée de mon père que je fasse cet apprentissage avant de commencer mes études et j’ai pu obtenir un diplôme de stage. Aujourd’hui, je suis contente de l’avoir fait car maintenant je sais que j’aimerais bien travailler dans le secteur du tourisme et ce certificat me permet de dire que j’ai acquis une certaine expérience dans une profession où je pourrais trouver un emploi après mes études. En Allemagne, ce type d’apprentissage consiste en deux parties : je devais travailler à l’agence de voyage et j’avais également certains cours axés sur le travail que j’avais. J’aimais mon boulot ainsi que les personnes avec qui je travaillais mais lorsque l’agence a eu des problèmes financiers et que je ne pouvais plus y travailler, j’ai profité de l’occasion pour étudier.

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Que notre travail soit apprécié à sa juste valeur Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Secretariat International   
08-10-2007
Je m’appelle Nelson. J’ai 16 ans et cela fait 4 ans que je travaille au marché municipal de San Félix, dans l’État de Bolívar, au Venezuela. Je vis dans un quartier très pauvre de San Félix avec ma mère et mes frères et sœurs. Je travaille tous les jours de 5 heures du matin à midi sans aucune pause. Je gagne environ 35 000 bolivars (16,2 $) par jour, ce qui ne me permet pas de me payer des études, ni d’économiser ou d’acheter des médicaments quand je suis malade. Ce que je gagne me suffit juste pour le transport et aider à payer la nourriture à la maison et à m’acheter des effets personnels. Sur le marché, nous sommes maltraités par la police, les acheteurs et les administrateurs. Ils ne valorisent pas notre travail et nous n’avons aucun avantage en tant que travailleurs car nous opérons à notre compte. Nous ne disposons d’aucun endroit où nous reposer ni pour aller aux toilettes ou prendre de l’eau propre. Cela me décourage beaucoup.

Mon rêve, c’est que notre travail soit apprécié à sa juste valeur par tous sur le marché car c’est nous qui transportons la marchandise. Que nous puissions avoir un réfectoire où manger, nous reposer et avoir de l’eau propre, des médicaments si nous tombons malades, et que nous ayons une organisation pour connaître nos droits et les défendre.Nous faisons déjà des progrès dans ce sens grâce à nos amis de la JOC (Wilmer, Marcos, Yarlin et d’autres) car nous avons des réunions pour parler de nos problèmes et des solutions. Ils nous ont donné des t-shirts, nous avons partagé des repas ensemble, nous suivons des cours d’informatique au Bureau de soutien à l’action jeunesse de la JOC et nous préparons des ateliers sur les valeurs ainsi que sur la sécurité et l’hygiène au travail. De cette façon, nous améliorons les choses sur le marché et nous continuerons à lutter en tant que charretiers.

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Un jour, il y aura une protection sociale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Secretariat International   
08-10-2007
Ricky, 27 ans, Philippines
Je m’appelle Ricky Ruales, j’ai 27 ans, je suis célibataire et je suis originaire de Labo Camarines Norte. Avant, j’étais ouvrier d’usine, je travaillais pour l’entreprise Sackline et maintenant, je suis chauffeur de vélotaxi à Lawang Bato (Valenzuela City) et je suis membre de l’association des chauffeurs de vélotaxi (LMUPODA). Il s’agit d’une association enregistrée auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC). Cela fait deux ans que je suis chauffeur de vélotaxi et je peux dire que c’est très difficile. Je commence à 5h30 le matin et je termine à 22 heures. Ce boulot est très fatigant en raison des longs horaires de travail et je suis épuisé. Je n’ai donc pas de temps à consacrer à ma famille ou à moi-même. Ce qui m’attriste, c’est que nous n’avons aucune protection dans notre travail. Je suis timide de nature mais quand la JOC m’a fait participé à son groupe, à son action et à ses activités, petit à petit, j’ai changé. Depuis lors, j’entretiens de bons rapports avec mes collègues chauffeurs de vélotaxi.
Image
Ricky, Philippines


Grâce à la formation que j’ai eue à la JOC, je suis en mesure de comprendre les droits élémentaires des travailleurs ainsi que les droits des travailleurs informels. Je suis très motivé par l’action de masse et par les nombreuses activités de la JOC. Avec l’aide et les conseils de la JOC, nous avons enregistré notre association de véloxis auprès de la SEC et petit à petit, elle a été reconnue à Barangay. Aujourd’hui je suis coordinateur du groupe JOC de chauffeurs de vélotaxis et l’une des responsabilités que le mouvement m’a confiées est d’établir de nouveaux contacts.

Avec la JOC qui m’accompagne dans tout ce que je fais, j’ai commencé à rêver comme jamais auparavant. Je rêve qu’un jour, avec les forces conjuguées des chauffeurs de vélotaxis et des autres travailleurs de l’économie informelle, il y aura une protection sociale (protection au travail, protection des revenus, services sociaux comme par exemple un accès gratuit aux soins de santé et aux médicaments, un accès à l’éducation et au logement) et suffisamment de programmes pour nous soulager de notre misère grâce à des facilités d’accès à des prêts avec des intérêts peu élevés.

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